Diriger une organisation aujourd’hui est sans doute plus exigeant qu’il y a vingt ans, le leader devant souvent naviguer sur une mer agitée.

Agilité et gestion de l’incertitude deviennent des compétences stratégiques.

Les qualités du leader se manifestent davantage lorsque les contraintes des différents paramètres tendent à se resserrer : complexité croissante des économies, évolutions rapides des macro et micro-environnements, instabilité politique, tensions géopolitiques, inflation normative ou de leur transposition, compétition sur les ressources physiques du globe, intégration de l’IA, maîtrise de la chaîne de valeur, accès aux compétences, impact sociétal, pression des actionnaires.

Au-delà de son autorité naturelle, de ses capacités intrinsèques, le leader donne la vision, fixe le cap, crée les conditions permettant le développement de la performance individuelle et collective, financière et extra-financière, en veillant à susciter l’adhésion et à l’instauration d’un processus de dialogue respectueux.

Le choix des dirigeants n’est plus nécessairement déterminé par l’interne et une bonne connaissance sectorielle, certaines organisations choisissant parfois – selon l’agenda et la trajectoire de leur feuille de route – des dirigeants extérieurs à leur secteur (ex : Luca De Meo transfuge de Renault chez Kering) en raison de leurs compétences démontrées de leadership, de leur capacité à impulser une dynamique d’innovation.