Les dépenses de recherche et développement (R&D) représentent pour la France 2,2% de son Produit Intérieur Brut (PIB), dont 1,4 point au titre de la recherche privée.

Après un léger repli au cours des années 2000, le ratio est globalement stable depuis une quinzaine d’années (source : Insee). Il dépasse de 0,1 point de PIB le ratio européen (UE à 27 : 2,1%), lequel a augmenté sur la période de 0,4 point de PIB à la faveur principalement de la progression de la recherche privée.

A titre de comparaison avec d’autres pays membres de l’Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE), le ratio est voisin de 3,5% pour les Etats-Unis, dépasse le seuil de 3% pour l’Allemagne et s’en approche pour le Royaume-Uni.

Dans son rapport publié en septembre 2024, portant notamment sur la compétitivité européenne, l’ancien président de la Banque Centrale Européenne (BCE) et ancien Premier ministre italien Mario Draghi préconise un effort d’investissement d’une ampleur inédite afin que l’Union Européenne soit en capacité d’accélérer les innovations de rupture et de maximiser ses atouts dans la compétition mondiale.

A cet effet, le crédit d’impôt recherche (CIR) permet aux entreprises françaises de métropole, industrielles, commerciales, agricoles, ou artisanales dans certaines conditions, de bénéficier d’un crédit d’impôt de 30% applicable jusqu’à un seuil de 100 millions d’euros de dépenses de R&D éligibles, et de 5% au-delà.